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 My album reviews

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Mogwai

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MessageSujet: My album reviews   Mer 12 Nov - 15:02

- THE MARROW OF A BONE -




THE MARROW OF A BONE (dit TMOAB Pour aller plus vite), l'album de DIR EN GREY qui a fait coulé énormément d'encre, qui aura attisé les feux des uns et les acclamations des autres.

La première chose que l'on pourra remarquer, c'est directement la cover de l'album. Véritable hommage au groupe de Crust anglais : Amebix pour son No Sanctuary et généralement, qui dit cover dans la même veine dit ambiance musicale dans la même veine... Et en effet, à l'image du No Sanctuary d'Amebix, une immersion dans le monde de The Marrow of a Bone des Dir en grey revient à peu près à effectuer une plongée en eaux glauques, là où l'obscurité règne en maître absolue, dans la peau d'un troglobie Typhlichthys subterraneus, poisson cavernicole incolore aveugle. Et pour cause, inutile de voir ce qui est laid, inutile de scruter le néant, ce qui nous attend n'est autre qu'un sort funeste.

Cet album est une très grande prise de risque avec l'arrivée d'un son beaucoup plus lourd et brut tout en gardant bien entendu la recette de DIR EN GREY. Un métal moderne puissant et varié, ajoutant une ambiance à la fois plus sombre mais aussi plus humaine.

Si le côté malsain de Vulgar paraît noir et que Withering To Death est un dénonciateur des horreurs humaines, à côté le MOAB paraît poisseux et violent accusateur. The Marrow of a Bone fait peur. Oui, fait peur. Cette sixième livraison des 5 japonais impressionne et surprend par sa noirceur.
Un album lourd avec ses lyrics torturés, ses hurlements déchirants et ses sanglots rageurs, album où les couleurs ne trouvent pas leur place dans cet univers crasseux et dérangeant où se mêlent enfance, violence, haine envers le star-système, drogue, malêtre, suicide, viol et autres maux de la société moderne.

DIR EN GREY a mûri. Dorénavant, le propos sera plus violent, plus direct. Titres courts, explicites et intenses, voilà le nouveau DIR EN GREY. Les guitares de Die et Kaoru se font vrombissantes, tranchantes, en synchro ou en solo créant des ambiances particulièrement glauques à l'aide d'un simple grattement de cordes (REPETITION OF HATRED). Les guitaristes n'hésitent cependant pas à éteindre la distorsion massive et à prendre la guitare acoustique donnant un ton plus léger mais tout aussi froid et noir à des titres tels que Namamekashiki ansoku, tamerai ni hohoemi qui se termine de façon hurlante et déchirante ou encore CONCEIVED SORROW où piano inquiétant, cordes lugubres et voix sur le fil du rasoir s'accordent pour en ressortir une perle noire. Côté Toshiya c'est sa basse pachydermique qui donne le ton n'hésitant pas à alterner jeu jazz et métal comme sur DISABLED COMPLEXES. Quant au batteur Shinya c'est à grands coups claquants de caisse claire, de frappes hallucinantes sur ses fûts et son effet rouleau compresseur de double pédale qu'il crée une rythmique en béton armé, tel un mur de son indestructible.

L'adolescent Kyô se rebelle, s'émancipe, et libère toute sa haine et sa violence de manière crue et franche. Les titres sont d'ailleurs évocateurs : GRIEF, Agitated Screams Of Maggots ou autres Clever Sleazoid ne font que renforcer cette impression de rage sourde émanant de l'album. De victime, le nain vorace devient bourreau ; jadis enfant craintif il est maintenant un adolescent revanchard ; il ne pose plus de questions mais donne les réponses. Le chant du petit blondinet témoigne d'un large panel vocal, étant capable de chanter dans les aiguës avec une sensation de cassure dans sa voix (THE PLEDGE), dans le grave suave, capable de hurler tel un hystérique bon pour l'asile, faire des montées folles dans l'aiguë de façon agressive et rapide comme s'il était possédé par 6 démons comme le fût cette malheureuse Emily Rose(GRIEF), d'autres montées de manière plus crescendo, douces et envoûtantes telle une sirène ou encore en incarnant un monstre hystérique en crachant nombre des grunts et growls d'outre-tombe tel un vocaliste de death métal (THE DEEPER VILENESS, LIE BURIED WITH A VENGEANCE).

La production cheap confère à l'album un son gras retranscrivant à merveille ce flot irréfléchi de violence qu'est The Marrow of a Bone. Et c'est ce qui est fascinant à l'écoute de ces 13 titres : leur franchise. Kyô s'époumone lors de pétages de câbles ahurissants, les guitares crachent des riffs farfelus superposant grondements de tondeuses et gémissements de larsens, la basse groove comme jamais, créant sa propre mélodie (contrairement à maintes groupes qui ne font de cet instrument qu'un complément rythmique par rapport aux guitares) et pourtant le tout reste crédible. Jamais cette violence ne paraît simulée, pour la simple et bonne raison que The Marrow of a Bone vient des entrailles, dernières charges amères des sacrifices et du malêtre de Kyô prônant haut et fort la noirceur de notre monde et son dégoût pour notre société.

L'ensemble est une entité haineuse, violente et menaçante et ce même lors des power ballads de l'album tels que THE PLEDGE ou CONCEIVED SORROW, la noirceur et la froideur s'imposent avec férocité et sensibilité, c'est ainsi que la torture détruit les tripes.

The Marrow of a Bone est de toute évidence un album venu du fond des tripes du Japon, authentique et vrai. Le quintet nippon impose sa vision nouvelle et expérimentale du métal en mixant astucieusement des morceaux à mi-chemin entre HxC et Death Métal, d'autres plus alternatifs, plus Heavy Rock, des sonorités bien Stoner (ROTTING ROOT), des power ballads dans une atmosphère gothique et lugubre.

DIR EN GREY s'affirme de nouveau, avec cette galette, en symbole de la scène japonaise, voire même internationale et en tant que dénonciateurs de la jeunesse en malêtre dans notre société. Cependant, c'est un album à ne pas mettre dans les oreilles de toutes et de tous. C'est un disque, plus qu'à l'accoutumée chez DIR EN GREY, très difficile d'accès.

Il en reste une expérience inoubliable, à écouter et à décortiquer dans le noir, seul mais surtout à vivre en live.
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Mogwai

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MessageSujet: Re: My album reviews   Mer 12 Nov - 15:09

- UROBOROS - part 1


UROBOROS, c'est un peu comme la voix de Dieu qui scande ses châtiments de destruction et ses vœux de renaissance à l'infini. Bien à l'image du symbole référent de l'album, l'Ouroboros. Le titre s’intègre bien avec l’univers plutôt puissant de l’album. UROBOROS n’est pas sphérique, mais à une image ovale. Dans UROBOROS, il y a définitivement un sentiment de mouvement.

D'ailleurs en parlant de référence, la première chose que l'on notera c'est que là où THE MARROW OF A BONE était un clin d'œil à Amebix pour son album No Sanctuary au niveau de l'artwork, celui d'UROBOROS lui est inspiré de la cover de l'album Lizard du groupe King Crimson (si on considère que l'Ouroboros peut être représenté comme un dragon, ça nous fait une belle historie de réptiles entre lézard et dragon...). On voit bien que DIR EN GREY a envie de mettre en avant ses références et n'a pas en rougir. Cependant, la ressemblance s'arrête juste à l'image car la musique est d'un tout autre registre.

Ce n'est pas une mince affaire que de chroniquer un album tel que celui-ci, tout d'abord car DIR EN GREY quoi qu'en pense a marqué de son son et de son attitude la décennie passée et risque fort de marquer celle future avec Uroboros.J'entends déjà hurler au scandale, que cet album est une merde et ne vaut pas les deux premiers, ce à quoi je répondrais : ' Va écouter ta J-pop à deux balles et ton brulo death powercore au moins t'auras pas de surprises ni de prises de risque".

Oui, en effet, DIR EN GREY a évolué, après avoir imposé un son plus alternatif et expérimental au rock industriel et gothique mondial avec MACABRE et Kisou, après avoir allié métal et mélodies en tout genres avec son VULGAR et Withering to death.,le quintet nippon s'attaque avec violence et sensibilité aux structures plus complexes, nouveau tournant artistique amorcé par l'incompris, glacial et lugubre THE MARROW OF A BONE qui se voit avoir, ici, une incroyable et époustouflante suite avec cet Uroboros qui fera peut-être entrer DIR EN GREY au panthéon des groupes intouchables.

Parlant tout d'abord du son, car DIR EN GREY est avant tout un son,une genèse acoustique des plus improbables il y a un peu plus de dix ans qui pourtant est dorénavant vomi par les colliers à clous (et autres mèches roses).
Et sur cet album le son est démentiel, massif. Le groupe ne veut pas réellement s'embarquer dans quelque chose de nouveau ou de très différent de ce qui a été fait précédemment mais est plutôt dans une optique d'acception de soi. DIR EN GREY reprend les ingrédients qui font son identité et va même rechercher des éléments des albums précédents, comme, ici, l'indépendance des instruments et l'omniprésence de la basse bien à MACABRE, les sons électroniques de Kisou, les mélodies de Withering to death., le rock agressif de VULGAR ainsi que l'ultra-violence et l'extrême noirceur de THE MARROW OF A BONE. Sur UROBOROS, DIR EN GREY devient sa propre et principale influence avec cette exploitation de leur héritage musical acquis jusqu'à présent et veut lui faire hommage de la meilleure façon possible. Ce disque renferme donc à la fois le passé de DIR EN GREY, son présent mais également son futur.

L'aboutissement des instruments est exceptionnel, une parfaite concordance entre eux qui ne forment qu'un, qu'une seule et unique entité comme un puzzle géant où la suppression d'une seule pièce fait que le tout s'effondre.

La concordance des guitares de Kaoru et Die est remarquable et forme une symbiose sonore. Les deux guitaristes jouent dans plusieurs domaines, bien qu'avec une majorité en saturé, ils n'hésitent pas à passer dans le registre acoustique où les deux énergumènes grattent même une mandoline et un Sitar électrique. Le riffing électro-distordu est très heavy et varié, empruntant beaucoup au genre du thrash (Gaika, Chinmoku Ga Nemuru Koro) et du metalcore. Cette lourdeur et agressivité électrique arrive également à se faire légère avant de replonger dans les profondeurs tranchantes (Toguro). Un seul petit riff suffit à identifier le groupe, une intro de 5 secondes vous fera reconnaître instantanément le morceau (RED SOIL), ou bien encore à poser une ambiance dès les premiers grattements d'une corde (Inconvenient Ideal),c'est sûrement ce qu'on appelle le talent.

Toshiya et sa basse nous prouvent qu'il y'a une infinité de possibilités de faire sonner une basse par simple fortement de cordes ou en slapping (STUCK MAN), de créer sa propre ligne mélodique mais surtout de la rendre cohérente au milieu des autres instruments. La façon dont celle-ci est mise en avant ne gâche en rien le son, on est même surpris par l'aspect clean de chaque instrument qui sonne bien distinctement sans empiéter sur les autres et à aucune fois on entendra un son 'brouillon'.

Shinya, le drummer infernal du groupe impressionne encore en osant des rythmes non conventionnels, en changeant son approche de la batterie. 8 beats sont joués pour l’intro de BUGABOO, et à côté de ça, il y'a une construction anormale pour tous les autres morceaux. L’enchaînement dans RED SOIL n’avait jamais vraiment été fait jusque là, il y'a une combinaison de la charleston et la ride sur le pont de GLASS SKIN et Gaika, Chinmoku Ga Nemuru Koro a le tempo (DPM228) le plus rapide que Shinya ait pu jouer jusqu'à présent, c’est un blast beat. Le tout n'est pris que d'une seule prise aussi incroyable que cela puisse paraître. La batterie est donc pas mal sollicitée, même quand la chanson est calme. On pourra également noter, grâce aux sieurs Shinya et Kaoru, la présence fréquente du piano dans les compositions renforçant la mélancolie de l'ambiance ou permettant à l'auditeur des envolées plus légères (GLASS SKIN, Dozing green) ainsi que d'autres effets d'orgues au milieu des lourdes guitares saturées (RED SOIL). Le batteur joue même du conga et des percussions (Ware Yami Tote, Reiketsu Nariseba) pour coller à l'ambiance. Ce sont d'ailleurs les deux seuls endroits de l'album où il fera de l'overdub.

Du côté du nain blond vorace, ses lignes de chant sont plus que doublées sur certains passages (n'hésitant pas à superposer une ligne de grunts avec une ligne de chant clair et inquiétant comme sur BUGABOO combinant de cette façon terrible horreur avec innocente sensibilité), les envolées lyriques à la manière d'une sirène se font de manière envoûtantes. L'apparition de grunts caverneux et gras se fait remarquer ainsi que celle des borborygmes témoignant de la folie de Kyô, prophète dénonciateur de notre malheur. Son chant se fait extrêmement diversifié, il dégaine vraiment tout ce qu'il a apprit autant son chant ultra clair que son chant grave, ses hurlements en tout genre allant du plus hystérique au plus caverneux, léger phrasé hip-hop à la manière d'un Zack de la Rocha qui mâche ses mots (STUCK MAN) et apparition de mélodies orientales bien plus prononcées qu'auparavant (c'est sans rappeler que l'expérimentation avait déjà été faite sur quelques titres de Kisou notamment sur GYAKUJOU TANNOU KELOID MILK). Il y'a beaucoup de personnages qui entrent en scène dans les chansons, certains sont doux, d'autres offensifs, Kyô se devait dont d'utiliser sa voix de façon judicieuse pour transmettre l’univers de des paroles. Il chante avec la voix qui correspond à la scène donnée par le morceau en cours.

Les 5 nippons ont, sur UROBOROS, un souhait de mélodies orientales avec une expérimentation du son poussée très loin où divers sons acoustiques ou électroniques côtoient les chants sacrés et mystiques. DIR EN GREY essaye, ici, de faire ressortir au travers du disque, les humeurs et ambiances générales qui se dégagent lors des concerts. Les émotions ressenties dans un contexte live. Parallèlement, le groupe a également tenté de mettre en évidence des teintes et atmosphères religieuses sous un angle Japonais. Tout ceci se faisant en partie grâce à l'apport de nombreux samples, l'utilisation d'une mandoline, d'un Sitar électrique par les deux guitaristes qui ont également utilisés plusieurs objets divers pour gratter leurs cordes de guitares sur certains morceaux, on a le droit aux Congas de la part de Shinya (Ware Yami Tote...), les variations vocales de Kyô. Mélodies croisées au rock pur (Toguro), entrecoupant un morceau ultra-violent (Reiketsu Nariseba) ou encore avec une certaine omniprésence dans la balade Inconvenient Ideal avec un chant haut perché s'adressant directement aux divinités, souriant sadiquement aux anges et clamant haut fort "destruction, culpabilité et renaissance", puis viennent s'ajouter les chœurs d'une marche guerrière plantant définitivement le clou dans le mysticisme qu'incarne cet album.


Dernière édition par Mogwai le Sam 15 Nov - 1:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My album reviews   Mer 12 Nov - 15:09

- UROBOROS - part 2



Tous les titres font preuve d'un certain travail sur la musique,sur les sonorités, sur les mélodies surtout sur l'atmosphère et l'ambiance générale mais pour confirmer la marque de fabrique, comme à l'accoutumée chez eux, chaque titre, chaque riff, chaque intonation de voix est des plus personnelles au groupe. Le tout sonne tout simplement DIR EN GREY, cette fois-ci encore plus que sur tous les précédents opus. DIR EN GREY reprend vraiment tout ce qu'il sait,le mélange, le modernise et transforme le son du passé ainsi que le son du présent en son de l'avenir. On peut ainsi retrouver quelques clins d'œil volontaires à leurs anciennes œuvres comme la structure de Reiktesu Nariseba qui fait fortement penser à celle de HYDRA (Macabre), le pont électro-psychédélique et ambiant de STUCK MAN qui aurait pu trouver sa place dans Kisou, le début de Toguro provocant une petite réminiscence de 24 Cylinders cette fois-ci en plus lourd ou encore le phrasé typé indus de Kyô dans RED SOIL pouvant rappeler MACABRE. Là où le groupe sait créer des ambiances intimistes, il sait aussi ne livrer que sa hargne, ses reproches et martyriser son confident avec un condensé où le mal-être et la fureur harcèlent.. Le parfait compromis entre ultra-violence, ambiance et sensibilité, l'incarnation sonore de l'esprit de DIR EN GREY aussi profond, mystérieux, complexe et sombre soit-il...
Sur les 13 titres, DIR EN GREY montre sa capacité et sa maîtrise de tout les éléments, violence ou calme, mélodie cristalline ou torturée, DIR EN GREY est à l'aise dans tout les cas et reste dans son ambiance unique. Le groupe crée une musique ici une musique à son image, entre rock et extrême moderne, une musique noire et puissante avec une ambiance sombre mystique, envoutante, hypnotique, hallucinogène et hallucinée,capable de transporter l'auditeur vers d'autres sphères. Sa bir ouvre sur un monde et nous fait plonger en profondeur, on se demande comment sera le prochain endroit qui va s’ouvrir à nous.
Palme d'or au titre Vinushka le noyau de l’album, avec son petit côté Jethro Trull et Dream Theater, qui résume en 9 min 30 (!) l'esprit de l'album : Malsain, envoûtant, ambiant, violent et mélodique à la fois et bien entendu mystique. Toutes les nuances d'Uroboros ressortent dans ce titre.

Du côté des revendications, les morceaux ont eux même un fort univers, qu’il soit restreint ou alors très vaste. Uroboros apparaît une fois de plus comme le plus recherché par rapport aux précédents, là où The Marrow of a Bone était une violente insulte physique envers la société moderne, Uroboros traite, à son image, de sujets plus psychologiques, mystiques, tout en continuant d'être en rapport avec les horreurs humaines et le malêtre qu'impose la société moderne à l'homme. Les principaux thèmes abordés sont la culpabilité, la destruction, le rapport de l'humain à la haine et la renaissance. Chaque chanson a un message mais ce n’est pas un tout. Quand on a fini d’écouter les 13 chansons, les riffs qui ont marqués, la douleur et la lourdeur des sensations restent à l’esprit, mais ça ne se limite pas qu’à ça. On garde aussi une impression de douceur. On ressort d'Uroboros avec plusieurs sensations d'arrière-goût. C’est dans cet état d’esprit que, pour chaque paroles, est laissé un sentiment d’incomplétude, ou une difficulté à comprendre. Après, ceci est fait de telle sorte qu’à un seul moment dans la chanson, les paroles rentrent bien dans l’oreille. A part ça, elles ne sont pas mises en avant. Le nain Kyô écrit dans le but d’avoir une image qui arrive facilement à l’esprit, quand on a écouté la totalité de l’album. Les paroles ne contiennent que pas de la haine et que de la rancœur, elles montrent un monde qui s’est ouvert et qu’on observe des profondeurs. Le Kyô de DIR EN GREY a choisi de regarder le ciel des bas fonds et de laisser un sentiment d’arrière-goût. Les paroles contiennent du désespoir et de la colère, pourtant, quand on a tout écouté, bizarrement ce n’est pas le désespoir qui reste, on ressent une image de force et un grand désir d’aller de l’avant.

Une autre chose est notable, c'est ce désir par le groupe de se faire comprendre au-delà de toutes barrières, ce souhait de compréhension de tous vis à vis de leur message. C'est ainsi que le quintet fou n'hésite pas à surprendre en apportant des nouvelles versions de ses singles Dozing green et GLASS SKIN avec les lyrics en anglais cette fois-ci, les avis sont et seront divergents, il n'empêche que le dialecte anglais est relativement beau et doux, cela facilite bien plus la compréhension des chansons elles-mêmes, chose qui donne plus d'impact à ces morceaux. Par ailleurs on peut saluer la prestation de Kyô pour son anglais nettement amélioré et beaucoup moins incompréhensible. L'effort se doit d'être reconnu. Il arrive même que Kyô veuille faire passer un véritable message au travers de Ware Yami Tote..., chanson d'amour où l'on pourrait croire qu'il s'adresse à une personne en particuliers mais c’est une chanson destinée à ceux qui écoutent, ceux qui comprennent et ceux qui viennent aux concerts de DIR EN GREY.

UROBOROS est donc un album aux tonalités bien différentes tout en restant dans la lignée du précédent, avec des sons bien rock, spasme de métal groovy (STUCK MAN), rock progressif et industriel (RED SOIL), violentes rafales de death métal typé indus que l'on pourrait rapproché à la façon de Fear Factory, ou mêlé à des structures plus rock et à ambiance sombrement unique façon Katatonia ou Opeth (BUGABOO), dans un tout flirtant avec le gothique et les ambiances et atmosphères lugubres orientales sortis des temples nocturnes de la déesse Shiva à la manière de Rajna (l'introduction Sa Bir). Mais que serait DIR EN GREY sans ses éternels power ballads toujours touchantes ? A cette image, Inconvenient Ideal rempli bien son rôle en alternant et superposant mélodies vocales légères, guitares lourdes et chœurs guerriers plantant définitivement le clou dans le mysticisme que dégage ce disque.

Album extrêmement noir et mystique qui dose intelligemment la violence avec la douceur (douleur ?). L'apogée de DIR EN GREY peut-être? Pièce maîtresse de DIR EN GREY à ce jour, UROBOROS est DIR EN GREY et DIR EN GREY est UROBOROS.

Uroboros est une alliance parfaite de poésie intime et noire, de colère et de rock. Un aveu malsain où le pardon n'est pas demandé. L'excellente symbiose de la sensibilité, de l'émotion, et du gros son dans un tout agrémenté de mélancolie poignante.
La dureté déchirante, criante côtoie la sensibilité à fleur de peau.
Crachat de venin sanguinolent, charme morbide et dolent, les chansons douces et violentes laissent une saveur troublante. On s'y sent comme en plein rêve dans l'immensité noire. Le flot de cris ou de chuchotements accompagnés de notes par ses archets dessine un air fatal, une détresse, une ivresse. Fureur, bruit, déchirement, douceur,mélancolie s'entremêlent et se séparent merveilleusement nous détruisant et nous faisant renaître à l'infini.

Ce qui en ressort est une musique au tournoiement de couleurs sombres, de sons lugubres et prenants. Le halo d'instruments avec la poussière sonore étale la puissance, la vision d'UROBOROS. Mystique, torturé, obscure, merveilleux, évasif, cet album hallucinogène transporte l'auditeur halluciné qui, par le biais de la musique, se voit avoir un tas de représentations en tête. Une véritable expérience synesthésique qu'est UROBOROS.

Emotionellement fort, prenant et sincère, riche dans la composition, dans son ambiance et surtout dans sa musicalité, DIR EN GREY nous livre sans conteste leur meilleur album, album qui est le fruit de 11 ans de travaux acharnés, de voyages autour du monde à la découverte de nouvelles cultures, de nouvelles façons d'aborder la musique elle-même et de la concevoir, résultat d'onze années d'exploration et d'expérimentations de l'art le plus vaste qui soit.

UROBOROS boucle une boucle et en démarre une nouvelle, une nouvelle ère pour DIR EN GREY. Vivement les concerts pour voir ça et vivre ça de façon grandeur nature.

UROBOROS ou l'étranglante caresse, nostalgie au suffocant soupir.

PS : Pour moi la claque de l'année 2008, album de l'année toutes catégories confondues et qui risque d'y être pour longtemps aux côtés de The Way of All Flesh de Gojira. Comme dit bien plus haut, DIR EN GREY va marquer l'avenir avec cet album.


Dernière édition par Mogwai le Sam 15 Nov - 1:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My album reviews   Mer 12 Nov - 15:49

Moi j'ai un petite question tout de même
je n'ai pas tout lu pour TMOAB
mais un moment tu dis "L'adolescent Kyô"mais je voudrais savoir pourquoi? (question qui sert a rien ^^") tu prends l'album comme si kyô était un "adolescent" et qui dénoncer ou plutot pour evité la repetition en prenant le physique ?* je voulais juste voir le point de vue*
j'aurais surement d'autre question (surement idiote) quand j'aurais le temps de tout lire Smile
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MessageSujet: Re: My album reviews   Mer 12 Nov - 23:31

La réponse à ta question sur la métaphore est dans la métaphore une ligne en-dessous.

"De victime, le nain vorace devient bourreau ; jadis enfant craintif il est maintenant un adolescent revanchard ;"
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MessageSujet: Re: My album reviews   Jeu 13 Nov - 9:03

j'aurais du tout lire =_='
excuse moi ^^"
enfin merci

EDIT:
Bon me reste une partie de UROBOROS ><
Tout d'abord j'ai beaucoup aimé la première partie,j'ai surtout beaucoup aimé que tu décortique un peu au niveau de chaque membre Smile
Perso je ne pense pas ce dernier album sera acceuilli comme TMOAB,à moins que toi tu as déjà vu des remarques sur uro' négatif sur nautiljon,perso,pas encore vue,bien au contraire pour ma part ! Smile ( a part pour GS et DG en anglais ou sa n'avait pas trop passé)
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nezum'

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MessageSujet: Re: My album reviews   Ven 14 Nov - 19:28

bon je vais tout imprimer se sera mieu ^^
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MessageSujet: Re: My album reviews   Sam 15 Nov - 1:34

Ouais j'en ai vu des critiques, et y'en a c'est du titre de l'anthologie xD
Je vais en cueillir quelques unes pour que tu vois.


"Merci pour l'up cependant je suis terriblement déçu par cette "chose" qu'est UROBOROS. J'avais détesté THE MARROW OF A BONE et celui-ci est dans la même lignée, bourrin, sans mélodie ni subtilité, je regrette les trois albums d'avant TMOAB, c'était bien quand Dir en grey ne se prenait pas pour Slipknot!"


"Personnellement, je partage l'avis de Bernard_Touzin. Je suis anéantie, complètement démoraliser, au bord des larmes... C'est ridiculement épouvantable tout ce qu'il ont fait depuis Clever Sleazoid (J'ai beaucoup aimer celle-là) Après, ça n'as était que déchéance et que les gens trouve ça bien me démoralise encore plus parce qu'il ne connaissent pas les VRAI Dir en Grey ( les anciens ) C'était du pure bonheur, je suis complètement dingue de leurs anciennes musique, elles sont fabuleuses !! Je ne trouve pas les mots pour d'écrire ces merveilles ! C'est pas pour rien que Kyo a était surnommer le Prophète ! Mais maintenant il a perdu son nom, je ne peux plus l'appeler comme tel. J'osai espérer chaque jours de plus en plus fort qu'il redeviendraient comme avant, les dieux qu'ils étaient, mais maintenant je n'ose même plus écouter leurs anciennes musiques parce que ça me brise le cœur de voir... "ça"... Depuis quand Kyo sait chanter en anglais ?!?! C'est trop nul, je préférer son anglais inaudible. Et puis au niveau de leur look vestimentaire... C'est catastrophique !!! Il ne ressemblent a rien !! Presque a des clochards qu'on oserai même pas approcher !! Quoi qu'il en soit quelques musiques de leurs nouvel album reprennent légèrement une tournure de leurs anciennes musiques ce qui est UN PEU mieux mais je ne m'attend plus a grand chose d'eux... J'ai perdu mes Diru, ça m'a tuée... J'ai beau faire des effort mais quand je repense a tout ces merveilleuses musique comme: Cage, Yurameki, Raison d'être, Yokan, Mask, Zan, Akuro no Oka, Mazohyst of Decadence, Myaku, Riyuu, Hydra, Berry, Taiyou no ao, Egnirys Cimredopyh +) an Injection, Zomboid, 24 Cylinders, Filth, Bottom of The Death Valley, Embryo, The Domestic Fucker Family, Undecided, Mushi, Jessica, Pink Killer, Child Prey, Obscure, Amber, Kasumi, Drain Away, Asunaki Koufuku, Koenaki Asu, R to the core, Marmalade Chainsaw, Red...[em], The III D Empire, Merciless Cult, C, Saku, Kodou, The Final, Kodoku ni shisu, yue ni kodoku, Jesus Christ R'nR, Machiavellism, Dead Tree, Spilled Milk, Clever Sleazoid, Jealous, Ain't Afraid to Die, Fukai, S, Garden, Hades, Mr Newsman, Ugly, Umbrella, Children.... Et j'en passe ! Je meure sur place, c'est intenable ! La différence est impressionnante !! ça ne ressemble en rien, Ces créations sont divines et leurs style était excellent. Tout était parfait jusqu'à ce que ces horreurs viennent tout gâcher... Pour faire soft: je DÉTESTE les création de Dir en Grey de Ryojoku no Ame jusqu'à aujourd'hui et ne pense pas que ça va redevenir comme avant... Même si au fond j'espère jusqu'au bout... Dir en Grey a complètement changer, ça plait a certains ça déplait a d'autre, comme tout c'est normal. Mais il ne faut pas nier qu'il y a une différence gigantesque entre les anciens et les nouveaux. Pour moi ce ne sont plus les mêmes, j'ai du mal a retrouver leurs style du début, je les connais depuis très longtemps je me suis littéralement plonger dans leurs musiques et dans leurs lives et il est claire pour moi ça ne vaut pas grand chose. Pour dire les choses comme je le ressent, leurs nouveaux album sont correcte (c'est du métal quoi) Mais ce n'est pas du Dir en Grey c'est pour cela que je HAIS leurs nouvelles musiques."


"Vraiment bof.
Un album insignifiant...même si c'est moins moche que TMOB c'est toujours pas ça.
A part Red soil et STUCKMAN qui sortent un peu du lot et qui sont assez agréable (je dit assez car la fin de Red soil est affreuse)."


"Ca va, musicalement je le trouve mieux que le précédent (facile).

Ils ont un peu abandonné le metalcore bruyant, fade et plat pour quelque chose d'un peu plus construit, mélodique et personnel. Ca sonne comme du Withering to death en plus lourd et pachydermique sans le côté catchy et tubesque du nu-metal. Pas de surprises donc, beaucoup de chansons ressemblent à d'autres du groupe.

Par contre sérieux, faut qu'ils virent Kyo, il ne sait plus chanter, il est d'un ridicule, souvent inaudible et tout le temps à côté de la plaque, répétitif et prévisible. Son chant est absolument ignoble je trouve, surtout lorsqu'il baragouine et tente de hurler. Ca fait tâche.
Comment a-t-il fait pour en arriver là ? J'en ai de la peine pour lui. :/

Et puis contrairement à ce qu'on peut lire partout, ce n'est ni original, ni expérimental. Juste un peu fourre-tout parfois, genre "oh et si on plaçait un riff avec ce son ici, et un sample orchestral là" sans que ça apporte quelque chose à l'ambiance de la chanson.
Mais il y a des chansons très intéressantes comme RED SOIL et STUCK MAN (s'il n'y avait pas ce chanteur d'opérette), cette dernière étant de loin ma chanson préférée de l'album.


A vous de voir. Une chose est sûre : les plus fans d'entre nous ne seront pas déçu. Maintenant, vous pouvez me jeter des pierres pour avoir osé critiquer Kyo."



Bonne poilade =D
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MessageSujet: Re: My album reviews   Sam 15 Nov - 9:09

XD TMOAB sa les a marqués a vie !
merci pour me faire quelques critiques,perso je trouve qu'il se fait beaucoup moins critiqué cet album !
Ils ont tout de même du mal a laché le tout début de diru :/ ils ont pas compris qu'un groupe sa évolue...
Kyô toujours critiqué pour sa voix ,il lui en veulent XD et pourtant il a une bonne voix !
Et biensur....la super critique que kyo revient en jogging et sa plait pas ,n'importe quoi x""D
j'ai bien rigolé sur certain passage xD
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MessageSujet: Re: My album reviews   

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My album reviews
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